• La septième

    Yo! Ceci est une reprise du célèbre conte de fées Barbe-bleue (à la base je voulais faire la petite fille aux allumettes mais en fait ce conte est beaucoup trop court... ça se sent que je nage dans le désespoir? T^T) pour le concours de K a l y a.

    Je trouve ce que j'ai écrit un peu.. bizarre... ouais, bizarre c'est le bon mot.

    Rouge.
    Elle allait être ma septième femme.

    Elle était jolie. Elle était jeune. Si jeune...
    Ses parents avaient accepté de me la donner pour femme, malgré ma mauvaise réputation dans la région -j'avais déjà eu six épouses qui avaient disparu... disparu.
    Encore du rouge.

    Je ne savais pas où elles avaient pu passer -s'enfuir? Mais le château était trop vide sans l'une d'entre elles, sans les frottements du tissu des robes, qui résonnaient dans les couloirs. Sans le rire d'une femme, mon foyer était sinistre et froid. Celle-là était presque une adolescente, elle ne s'enfuirait pas. Elle resterait. Même si j'avais deux fois son âge, même si j'avais la malédiction d'une effrayante barbe bleue.
    C'était une enfant simple, avec des envies simples, que les coffres emplis de joyaux dans les caves du château pourraient satisfaire. Elle resterait, elle.
    Elle resterait.

    Les autres étaient toutes... parties.
    Parties.

    Elle avait un éclat vif dans le regard, un sourire éblouissant, elle était douce... au mariage elle était radieuse. J'étais tenaillé par la peur qu'elle disparaisse.

    *
    *   *

    J'allais devoir partir en voyages d'affaires. Il allait falloir que je la retienne pendant mon absence. Aussi je lui donnai sans réfléchir, mon second trousseau de clés.

    Avisant alors la clé dorée du cabinet, je lui intimai de ne jamais l'ouvrir. Jamais.
    -Bien entendu, me répondit-elle en baissant un peu les yeux.
    Elle était fière. Très fière -beaucoup trop fière.

    Je la saluai avant de partir, essayant de me raisonner: elle allait avoir de quoi s'occuper, allait pouvoir rendre visite à sa famille, ses amies, je n'en savais rien... elle allait rester.

    *
    *   *

    A mon retour, ses grands yeux étaient emplis d'angoisse.

    -Puis-je récupérer le trousseau de clés que je t'avais confié à mon départ?
    -Oui... bien sûr.

    Il manquait la clé du cabinet. Elle n'était plus sur le trousseau.
    -Où est la clé du cabinet?
    -Quelle clé?
    -La petite clé dorée. Elle n'est plus là. Qu'en as-tu fait?
    -Je... je vais la chercher.

    Elle me la tendit, la main tremblante -et alors que je tournais la clé, je la vis couverte de sang sur toute une face.
    -Tu es entrée dans le cabinet. Alors qu'entre tous, je te l'avais défendu. Tu avais tant à faire, pourquoi a-t-il fallu que tu y entres? Pour avoir vu ce qu'il est advenu de celles avant toi qui étaient trop curieuses... comme elles tu devras mourir.

    -Puisqu'il me faut périr, laissez-moi le temps... d'adresser... à Dieu... une dernière prière.

    Je la savais très pieuse, aussi la laissai-je seule -pour un quart d'heure. Qu'elle fasse sa prière avant de passer sous le fil du couteau. Cela ne faisait que retarder l'inévitable. Elle devait disparaître, ou c'en était fait de moi.

    -Descends! lui hurlai-je au bout du quart d'heure.
    -Laissez-moi encore un instant, me répondit-elle aussitôt.
    Elle devait n'avoir pas fini sa prière. Rien n'est plus agaçant qu'une prière non achevée. J'allais la laisser terminer...
    Ce petit manège se répéta plusieurs fois, et je m'impatientais -j'arrivais pourtant à me raisonner. Si j'avais su...

    Au bout d'un temps cependant, ce petit jeu me lassa, et je montai la chercher, redescendis avec elle pour ne pas salir l'intérieur. La pierre se nettoyait plus facilement du sang. Délectable couleur que celle du sang.

    -Je vous en prie, laissez-moi quelques minutes pour me recueillir...
    -Tu les as largement eues. Recommande-toi bien à Dieu.

    Alors que j'allais trancher sa gorge, j'entendis de grands coups frappés à la porte. Le panneau de bois céda sous le choc, et je reconnus dans l'encadrement les deux frères de ma femme -l'un dragon, le second mousquetaire. Deux épéistes.
    Je n'ai jamais été de taille... la peur me saisit et je courus pour m'enfuir.

    Deux lames traversèrent alors mon corps.

    A l'article de la mort, je me rappelle... oui, c'est moi qui les ai toutes tuées; comme j'allais la tuer elle. Elles étaient bien parties, oui, et de la plus cruelle des façons... je n'ai même plus le courage de recommander ma propre âme à Dieu. Elle est tellement souillée par les crimes... si sale... couverte du rouge du sang des innocentes.
    Rouge.


  • Commentaires

    1
    Kalyapasco
    Samedi 14 Mai 2016 à 20:53

    Merci beaucoup pour ton texte :D!

     

    J'aime beaucoup ;)

      • Samedi 14 Mai 2016 à 20:58

        Avec plaisir! :)
        Contente que ça te plaise :3

        PS: j'ai bugué sur le pseudo j'ai fait "wah ça ressemble à tabasco" x)

    2
    Samedi 14 Mai 2016 à 23:19

    Euh... Ce texte ne m'a rien fait du tout. C'est bizarre.

    D'habitude, j'aime bien ce que t'écris, mais là, y a rien. Je m'exprime mal : ça veut pas dire que j'aime pas. C'est toujours aussi bien écrit, mais, je sais pas, c'est bizarre... Y a rien quoi.

    Ou sinon, j'ai beaucoup de mal à avoir une idée pour ce concours en fait, je voulais faire un truc par rapport à Raiponce, mais je sais pas encore trop quoi faire...

      • Samedi 14 Mai 2016 à 23:28

        Bah faut dire à la relecture j'me rends compte j'ai fait un Barbe-bleue tellement vide... j'veux dire... vide. '^' C'est peut-être ça. Je le trouve vide... '^'

        Bah... je peux que te souhaiter de trouver l'inspiration alors 3:

      • Samedi 14 Mai 2016 à 23:31

        Ouais, c'est vrai. Il est plutôt vide. Mais en même temps, pas vraiment. Bref, c'est bizarre...

        Merci ! :)

      • Samedi 14 Mai 2016 à 23:37

        Ouip... il est un peu bizarre. '^'

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