• Sous la Lune

    Voici une idée que j'ai eue lors d'un moment de désœuvrement total, et le début du texte que j'ai commencé à écrire en réaction à cette idée, mais je ne l'ai pas terminé tout de suite parce que j'ai ressenti le besoin de faire un dessin à cet instant précis, donc je ne sais plus ce que je voulais qu'il se passe. J'ai environ 7 pages A4 (format libre office).

    J'irai droit au but: que pensez-vous de l'idée? Du concept?

    Je vais vous raconter mon histoire.
    Déjà, il vous faudra sortir du monde que vous connaissez, c'est à dire un monde où des valeurs telles que loyauté, générosité, vérité, liberté – ne s'appliquent pas réellement.
    J'expliquerais bien pourquoi, mais le temps m'est compté. Dans votre monde, vous êtes sur des charbons ardents -problème de travail, problème d'argent, régler des factures, réunions, plus de temps à vous. Le stress et surtout, les autres règlent votre vie et vous enlèvent votre liberté.
    Oubliez ces contraintes pour vous focaliser sur l'histoire que je vais vous conter et laissez fonctionner votre imagination.
    Mon histoire se passe sur la Lune. Plus précisément sur sa face cachée, et si je voulais être exacte ; je dirais sous sa face cachée.
    On y vit dans un monde qui est très loin d'être utopique, la loi du plus fort s'y applique fréquemment, et on déplore une mortalité très élevée chez cette population.
    Il y fait très sombre car la lumière du Soleil et des étoiles n'éclaire que très peu cette contrée, c'est pourquoi les habitants n'ont pas besoin de voir, et sont donc quasiment aveugles -et se sont étonnés du fait que pour décrire mon environnement, j'utilise surtout ma vue et donc des concepts qui leurs sont totalement inconnus, comme les couleurs. Ils ne distinguent que très peu de formes.
    Je n'ai pas honte de dire qu'à défaut de pouvoir voir, je fus entièrement dépendante de leur bonne volonté durant tout le séjour que je fis dans leur univers. Je vais tenter de le décrire du mieux que je peux en utilisant les sens que j'ai développés durant mon séjour, l'ouïe, le toucher, mais surtout l'odorat. Les odeurs sont bouleversantes sous la Lune.
    Je ne sais pas comment je suis arrivée là-haut. Je faisais un drôle de rêve, où j'entrais dans une machine pleine de boutons et de leviers, au centre, dans un cercle d'où partait un réseau de filins d'énergie violette. Je me retrouvais donc prise au milieu d'un tourbillon de couleurs qui allaient en s'assombrissant. Puis je tombais dans l'espace.
    Quand je me suis réveillée, haletante, j'étais complètement aveugle. J'entendis un bruit bizarre dans mon dos et me dis « ça y est, encore un rêve idiot » et j'ai donc commis l'erreur de ne pas bouger.
    Une énorme bête me mordit l'épaule droite. J'en ai encore les cicatrices, deux arcs de cercles de points blanchâtres qui détonnent sur ma peau. Puis je sentis un choc sur la bête et elle me lâcha, poussant un feulement grave et roulant. Un long bras velu me saisit par la taille, m'entraînant loin du prédateur. Son propriétaire avait une odeur d'herbe, mais en même temps une odeur chaude d'animal, une odeur qui tenait à la fois du musc de celle du lion et de la douceur de celle du chat. Je sentais mon sang, chaud, couler de mes blessures. Je crus apercevoir son nez se froncer à l'odeur de ce sang.
    L'être qui était à la fois mon kidnappeur et mon sauveur parlait une langue gutturale, qui n'était pas la mienne et que pourtant je comprenais parfaitement. Il demanda d'abord d'où je venais. Je lui répondis que je venais de la planète Terre, et demandai donc, curieuse, où nous nous trouvions.
    « -Sur Kraalag (puis, comme je devais ne pas avoir l'air de comprendre), ce que vous appelez la Lune. »
    Ah, c'est mieux. Cependant, vu la luminosité (inexistante) j'en conclus rapidement que nous nous trouvions, plus logiquement, sous la Lune.

    On me trimballa sur une distance qui me sembla longue (mais qui était peut-être très courte, je n'en savais rien car n'ayant rien à observer autour de moi, je m'ennuyais ferme), puis on me posa au milieu d'êtres étranges. Celui qui m'avait sauvé me présenta aux autres, qui me nommèrent immédiatement « odeur de la nourriture du grand balkoll », et je ne réussis jamais à les convaincre d'employer mon prénom, tout simplement. J'appris plus tard que le « grand balkoll » était une sorte de ruminant, à en juger par le bruit et l'odeur, de même que par son poil rêche et ses épais sabots, et enfin, il possédait un mufle très semblable à celui d'une... vache. On lui apportait tout les jours des quantités époustouflantes de ce qui semblait être une plante qui embaumait l'air d'une odeur de pissenlit.
    Je ne sais toujours pas comment exactement je dois prendre le fait que je sente donc ...le pissenlit.
    Faute de pouvoir rentrer chez moi, les êtres chez lesquels j'avais atterris ne surent pas trop bien quoi faire de moi. Puis on me conseilla d'aller consulter Petite Pierre de Lune, au sommet de la colline.
    Je demandai donc :
    -Quelle colline ?
    En effet, je ne la voyais pas. Les autres se moquèrent de moi (je leur faisais déjà pitié avec mon manque d'odorat qui avait failli me coûter la vie alors là, c’en était trop pour eux) et finalement, l'un d'eux se proposa de m'accompagner. Une femme à en juger par le son de sa voix. Elle me posa beaucoup de questions sur le monde d'où je venais, jusqu'au moment où elle m'interrompit en me mettant ses mains droit dans la figure. Par réflexe, je fermai les yeux et me reculai en grimaçant et en disant :
    -Mais qu'est-ce que j'ai fait, encore ?!
    J'entendis alors la voix douce, mais râpeuse, si féminine et pourtant tellement différente de la mienne, me demander d'un ton penaud :
    -C'est quoi des yeux ?
    Ce fut à mon tour de rigoler. Entre deux éclats, je lui expliquai que nous autres humains nous vivons dans un monde où tout ou presque a des yeux et où la vue est un sens très important. Je me demandais d'ailleurs s'ils n'y voyaient réellement rien, jusqu'à ce que j'obtienne la réponse en posant à mon tour mes mains sur son visage : cette race-là en tout cas, n'avait pas d'yeux. Dès lors, je compris mieux son intérêt pour ce qui touchait à la lumière, les formes, les couleurs...
    Cependant, il s'agissait là de concepts qu'elle ne pouvait pas s'imaginer.

    Cependant au bout d'un moment, nous arrivâmes chez Petite Pierre de Lune (au sommet de ce qui s'avéra être une montagne. Pour eux c'est une colline. Je ne veux pas voir la tête de leurs montagnes.). Je frappai trois coups sur une paroi en pierre qui sentait bon la mousse et l'eau froide, du plat de la main. J'entendis une porte s'ouvrir dans mon dos et une voix d'outre-tombe, poussiéreuse comme du parchemin oublié, qui grinçait partout sur les murs, qui demandait :
    -Qui est là ?
    Je répondis, rassemblant toute la fierté que je pouvais afficher, en me disant que de toutes les façons personne ne me verrait :
    -Euh, bonjour, je viens vous rencontrer parce que...
    -Ah oui je sais qui tu es toi, viens rentre, je n'ai pas de temps à perdre.
    Bon, je m'étais faite rembarrer par une vieille. Génial.
    Elle me fit asseoir et elle me donna un bol de thé (je hais le thé mais ç'aurait sûrement été très très malpoli de refuser). Puis elle s'assit à son tour dans un froufrou digne des plus volumineuses robes à crinoline, et me dit :
    -Je sais bien que tu veux rentrer chez toi, la vieille Terre doit te manquer. Je me demandais quand tu allais passer. Ce n'est pas compliqué pourtant, ce que vous êtes aveugles vous les humains, qui pourtant possédez le don de vue ! Alors. Je suppose que tu te demandes comment tu es arrivée ici ? Eh bien, je vais te répondre : par la voie du rêve. C'est donc le chemin que tu dois emprunter pour repartir. Tu dois trouver le portail au fond d'une vallée pour te ramener chez toi, dans ton sommeil. Cette vallée s'appelle Somnia. Tu devras y entrer seule. Tu reconnaîtras le portail dès que tu le verras. Bon, tu devrais partir tout de suite. Ce fut un plaisir. Adieu !
    Et elle me flanqua dehors. Youpie. Je demandai à ma drôle de guide :
    -Tu sais où c'est, toi, cette vallée de Somnia ?
    -Ben... Oui ! Mais j'irai pas là-dedans !
    Elle m'expliqua alors que tous ceux qui entraient dans cette vallée s'endormaient sitôt qu'ils avaient passé une ceinture de rochers en son pourtour. Enfin d'abord ils se mettaient à chanter et à danser, et à rire comme des déments. Et ensuite ils s'endormaient pour toujours.
    Ouaaais ! Comme si j'avais besoin d'une quête initiatique pour arriver dans un coin impossible avec une malédiction et tout et tout ! Ça commençait à devenir assez délirant cette histoire. On redescendit la montagne en trébuchant (pour moi) à cause des cailloux qui traînaient un peu partout, puis on rentra au village -enfin, je suppose que c'en était un puisqu'il y avait des murs (du torchis probablement, en touchant la texture), mais puisqu'il ne pleuvait pas il ne devait pas y avoir tellement besoin de toits. Bon, on rentra, quoi.
    Ma guide expliqua au reste des habitants ce que le sage m'avait raconté, et bientôt la rumeur courut dans tout le village qu'il allait falloir accompagner l'étrangère à Somnia ! Bien évidemment, personne ne voulut. Avec un énorme soupir, la jeune qui m'avait proposé de m'accompagner chez Petite Pierre de Lune finit par se dévouer.
    Elle n'arrêta pas de manifester sa nervosité durant tout le trajet. On manqua se faire dévorer par des machins qui puaient le prédateur à trois kilomètres et qui se roulaient dans la boue pour dissimuler leur odeur, piétiner par un troupeau de ruminants en pleine migration et enfin écraser par une énorme créature volante qui se tua en ratant son atterrissage... Je touchai son flanc qui refroidissait déjà, il était recouvert d'une peau lisse semblable à du cuir. Je coupai un bout de la membrane de ce qui me sembla être son aile et le mis dans ma poche en me promettant de le tanner dès que j'en aurai l'occasion, histoire d'être sûre que je ne faisais pas juste un rêve bizarre. Ma guide m'expliqua que je n'aurai pas besoin de tanner cette peau puisqu'elle l'était déjà naturellement sur l'oiseau, puisque sinon il ne pourrait pas voler. Je ne saurais pas vous redire ce qu'elle m'a dit, mais la façon dont elle l'a dit m'a paru logique, j'ai donc accepté cette explication sans poser de questions.
    On finit par arriver au sommet des « collines » (montagnes!) qui entouraient la Vallée de Somnia. Ma guide me dit qu'elle refusait d'aller plus loin, et que je n'avais qu'à descendre parce que c'était tout droit.
    Je la remerciai chaleureusement et lui souhaitai tout le bonheur du monde.
    -Longue vie, conclus-je comme il était d'usage.
    -Longue vie, me répondit-elle d'un ton bourru.
    Comme si elle regrettait de me laisser partir.

    La jeune fille aveugle s'avança alors en descendant les versants de la vallée. Elle buta bientôt contre des rochers. Elle les gravit en essayant juste de ne pas se blesser, sans penser à ce qui l'attendait une fois qu'elle serait entrée à Somnia. Elle atteint le sommet de la ceinture glissante et coupante de pierre si lisse qu'elle aurait brillé de mille feux s'il y avait eu une étincelle pour se refléter sur la surface. Elle se laissa alors glisser de l'autre côté depuis le sommet, qui était plus haut que ce qu'elle croyait, et percuta durement le sol. La poussière fine des ans s'envola au choc brutal de ses genoux sur le sol.
    Elle avança sans ressentir aucune fatigue. Tous les sens en alerte, les yeux étroitement clos pour mieux percevoir sons et odeurs, elle attendait le moment où elle commencerait à s'engourdir, décidée à lutter de toutes ses forces contre le mystère de ces lieux.
    Elle marcha, marcha longtemps, sans ressentir la moindre faiblesse. Elle sentait ses muscles se tendre dans l'attente du poids de la fatigue, sans pour autant la ressentir. La force qui planait sur cette vallée avait-elle décidé de la laisser en paix, ou l'avait-elle juste oubliée ?
    Mais au bout d'un certain temps, elle remarqua une chose anormale – deux, en fait, à la réflexion. Puisque personne, aucun animal ne pouvait pénétrer cette vallée sans s'endormir quasi immédiatement pour un éternel sommeil ; les plantes auraient dû tout envahir -et comme elle se faisait cette réflexion, elle s'étonna également de n'avoir buté sur aucun corps, assoupi ou mort...
    Elle marchait depuis ce qui lui semblait être des heures quand une lueur traversa ses paupières closes. Elle les entrouvrit...
    Un immense portail de pierre brute, rond, gravé de multiples rune, produisait une étrange lueur violette. La lumière ne faisait pas partie de celles qui vous font froid dans le dos, qui vous glacent le sang et qui vous donnent des frissons. Elle était de celles qui vous attirent, chaudes, rassurantes, comme peut l'être celle d'une veilleuse lorsque l'on se réveille d'un cauchemar.
    La porte brillait de cette lumière surnaturelle, dansante, mouvante, vivante, si attirante, d'un violet chaleureux. Elle éclairait les alentours, qui étaient...absolument déserts. La jeune fille ne vit rien à part une immense étendue de poussière de lune. La couche était si épaisse qu'elle y avait laissé de magnifiques empreintes de pieds nus profondes d'au moins deux centimètres. Elle se regarda sous toutes les coutures, et soupira de dépit devant l'état pitoyable de son pyjama. Il était poussiéreux et portait une importante déchirure à l'endroit où le prédateur l'avait mordue.
    Elle sentit que le portail la ramènerait chez elle.
    Mais elle avait complètement oublié l'étrange pouvoir de la vallée...
    Alors qu'elle faisait le premier pas en direction de la salvatrice lumière qui la ramènerait chez elle -elle voyait déjà sa chambre, ses parents, la salle de bains sans baignoire mais avec douche et la minuscule cuisine où on avait tout juste la place de se retourner. Elle entendait déjà son entourage lui demander où elle était passée et elle réfléchissait au mensonge qu'elle allait pouvoir inventer- il sembla qu'elle traversait une limite invisible. Un immense accablement s'abattit de tout son poids mortel sur ses frêles épaules.
    Elle ressentait l'envie quasiment irrésistible de s'allonger par terre et de dormir, dormir, dormir, tout oublier. Elle rouvrit d'un coup les yeux et se rappela la promesse qu'elle avait faite en entrant dans la vallée – la prochaine fois qu'elle dormirait, ce serait dans son lit à elle, dans sa chambre à elle. Elle recommença à marcher -inutile de gaspiller la précieuse énergie qui filait hors de son corps pour essayer de courir.
    Chaque pas était plus difficile que le précédent. Chaque pas lui coûtait un peu plus, lui causait un effort lus grand. Elle se rapprochait pourtant -avec la lenteur d'un escargot, mais elle se rapprochait.
    Elle n'était plus qu'à quelques mètres du portail qui exhalait sa lumière pourpre, quand ses genoux refusèrent de la porter plus loin et fléchirent... fléchirent... fléchirent...
    Ils heurtèrent le sol millénaire dans un bruit sourd amorti par la poussière séculaire qui le recouvrait. Un nuage de particules grises s'éleva.
    La jeune fille ne céda pourtant pas. Ne pas dormir... Ne pas dormir... Ne pas dormir !
    Elle avançait à quatre pattes, en rampant presque sur ses mains et ses genoux. Elle refusait de lâcher, sa volonté luttait de pair avec la fatigue magique qu'une invisible force faisait peser sur elle.
    Pourtant, il ne faisait aucun doute que l'humaine allait perdre. Ses forces s'amenuisaient. Ses mouvements étaient plus gourds, plus saccadés, plus lents. Elle sentait son corps s'engourdir...
    Mais plus que quelques mètres...
    Et si le portail ne faisait rien du tout ?
    Deux mètres...
    Et si elle mourait là ? Sur Kraalag, loin de chez elle ?
    Un mètre...
    Et si...
    Cette pensée s'évanouit. La jeune fille s'étala de tout son long alors que sa tête se trouvait à une quinzaine de centimètres de la source lumineuse.
    Elle avait perdu.
    Elle dormait, une expression de béate sérénité sur le visage, respirant déjà de plus en plus lentement alors que l'esprit occulte qui avait vaincu sa volonté terminait de s'emparer de sa vie.
    Et pourtant...
    En cédant sous le poids du sommeil, elle roula sur le dos. Sa main droite décrivit en l'air un élégant arc de cercle avant de tomber à travers la lumière violette... elle ne ressortit pas de l'autre côté.
    Il y eu un claquement accompagné d'un éclair violet et la jeune fille disparut. Sur tout Kraalag, on entendit un immense hurlement de fureur... Celui de l'esprit de l'obscurité qui ne pouvait plus étendre sa domination sur Kraalag comme il le faisait jusqu'à présent.

    Sous toute la Lune, la surface, telle un miroir sans tain, laissa alors passer la lumière du Soleil et des étoiles sans révéler aux autres le monde merveilleux qui se cache sous la Lune... Des milliers de créatures ouvrirent leurs yeux -les races qui étaient aveugles étaient malheureusement condamnées, pour un temps encore, à le rester...
    La jeune fille qui avait sauvé ce monde, n'en sut malheureusement jamais rien.

    -Alice !
    Une voix résonnait aux oreilles de la jeune fille. Qui lui semblait familière et pourtant si lointaine...
    -Alice ?
    -On a une réponse à l’encéphalogramme, son cœur bat plus vite depuis deux minutes... Elle va peut-être finalement se réveiller...
    -J'ai cru qu'elle allait y passer, il y a deux minutes...
    -Franchement en temps que docteur, je ne devrais pas dire ça, mais moi aussi, j'ai eu la trouille qu'elle.. qu'elle nous claque dans les bras, comme ça, et de rien pouvoir faire.
    -Non mais je me demande ce qui a bien pu causer ce coma, tout de même ? Elle était en bonne santé !
    -Oui, c'est assez curieux, mais ça arrive...

    J'avais des électrodes sur la poitrine, je sentais les aiguilles froides de perfusions dans les veines de mes coudes tandis qu'elles distillaient je ne sais quoi dans mon corps. Je sentis qu'on me retirait une canule du nez.
    Tout cela n'avait donc été qu'un rêve ?
    J'ouvris les yeux et aperçus ma mère qui discutait avec un type en blouse blanche.
    Après l'émotion des scènes de retrouvailles, je pus enfin rentrer chez moi après avoir revêtu mes effets personnels -à savoir mon pyjama, avec ses poches, qui était désormais trop court de plusieurs centimètres.
    Mais ce n'est qu'une fois rentrée dans ma chambre, ayant enfin obtenu un instant de paix pour réfléchir à ce que j'allais faire, que je m'aperçus -et m'étonnai- de mon état dépenaillé. Mon pyjama était déchiré là où je croyais avoir été mordue et des lambeaux de tissus pendaient lamentablement de l'ouverture béante qui dénudait mon épaule. Je tirai dessus et découvris des points blancs et brillants, disposés régulièrement en arc de cercles sur mon épaule.
    Je fouillai dans mes poches et trouvai un morceau de tissus souple. Je le sortis pour l'examiner, intriguée, et fermai les yeux pour bien le reconnaître.
    C'était le bout de cuir que j'avais coupé de l'aile de la créature qui était morte en s'écrasant par terre... sur Kraalag.

    Je ne sais pas quoi en conclure. Ce qui m'est arrivé... Était-ce un rêve ? Était-ce réel ? Et après ma rééducation, la vie de tous les jours a repris. Mais je conserve ce bout de cuir, en espérant peut-être un jour pouvoir retourner sur Kraalag pour découvrir ce que c'est que cet univers... Comment accéder à ce monde ? Où est le portail qui se trouve sur Terre ?
    Après mon coma, dont j'appris qu'il avait duré quatre mois, je m'employai à faire des recherches sur Internet, mais je ne trouvai rien- comme si Kraalag n'existait pas. Et pourtant, ce bout de cuir, comme les cicatrices que je porte à l'épaule droite et qui me tiraillent un peu, parfois ; sont bien réels...


  • Commentaires

    1
    Samedi 13 Décembre 2014 à 15:53

    Super bien !!! Tu devrais continuer !!!

    2
    Samedi 13 Décembre 2014 à 20:17

    Merci (court partout pour exprimer sa joie -hm)!! Le problème c'est que... Bah, j'ai plus d'idées pour la suite. Parce que je connais la fin mais j'aimerais bien qu'il se passe deux-trois trucs entre les deux ^w^

    3
    Samedi 13 Décembre 2014 à 20:35

    Moui c'est mieux si il se passe des chose ... Mmmmm ... Tu pourrais raconter la vie avec ce nouveau peuple ...

    4
    Samedi 13 Décembre 2014 à 20:38

    Oui mais je n'sais pas bien comment exprimer ceci, voâs tu

    5
    Samedi 13 Décembre 2014 à 20:46

    Ahhh ok ... Mmmmm ... C'est sûr que c'est compliqué ...

    6
    Dimanche 14 Décembre 2014 à 11:14

    Bonjour, 

    J'ai beaucoup apprécié ton texte. 

    L'histoire me semble intéressante et l'idée d'un monde sous la lune me plaît, c'est original. : ) 

    Bonne continuation. ; ) 

    7
    Samedi 20 Décembre 2014 à 15:39

    Merci! :3 (je m'y emploie actuellement)

    8
    Samedi 20 Décembre 2014 à 18:24

    De rien : ) 

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