• Quelque chose dont je veux parler

    Hæ! Aujourd'hui, j'avais envie de parler de ma transidentité. Cet article est très long.

    Pourquoi cet article?

    Parce que, en premier lieu, la transidentité en général, et surtout la mienne, est un sujet que je dodge en permanence dans la vraie vie, quand je parle en face-à-face avec des gens.

    Je l'évite pour une bonne raison, c'est que j'ai pas envie de me confronter à des personnes transphobes, parce que pour moi leur impact est extrêmement destructeur. C'est pas compliqué en soi, c'est que j'ai pas envie d'avoir à discuter mon existence et ma légitimité avec d'autres gens.

    Même quand je peux en parler, c'est devenu un réflexe défensif, je parle d'autre chose, et j'ai besoin de me concentrer en écrivant cela parce que j'ai tendance à dévier complètement sur un autre truc. Je ne suis même pas conscient de ça, c'est vraiment un réflexe, et c'est un réflexe défensif parce que c'est un moyen de me protéger de la transphobie: comme si n'y être pas confronté la jetait dans la non-existence.

    De toutes façons, je n'ai pas tant d'occasions que ça de parler de transidentité, et encore moins de parler de la mienne, puisque comme j'ai déjà dû en parler une ou deux fois c'est l'oppression la moins médiatisée du monde, et les seuls articles de presse existants poussent à faire des personnes trans des "bêtes de foire", des phénomènes sensationnels pour générer du click, de l'audience, et donc ces articles nous déshumanisent souvent en nous réduisant à des "monstres", des choses anormales, non-humaines, ne méritant pas d'être respectées et encore moins de vivre.

    Il y a une troisième raison pour laquelle j'ai envie -besoin- de faire cet article: pour répondre à une certaine personne, qui si elle passe par là se reconnaîtra, j'ai pas envie de dire qui c'est, et cette personne m'a dit tout un tas d'horreurs la dernière fois que je l'ai vue, et j'ai beau en parler avec mon copain, mon frère (oui, j'ai un grand frère maintenant *^*) ou des ami.e.s, j'arrive pas à l'extérioriser comme j'en ai besoin, à prendre du recul par rapport à ça, j'y réagis extrêmement mal -je tremble, je me mets à pleurer... du coup bref, en plus c'est quelqu'un d'assez près de moi, et je suis extrêmement marqué par cela, du coup je vais y dédier je pense une partie.

    L'article se divise comme suit: la cisnormativité, le lien entre elle et ma dépression, des trucs horribles qu'on m'a dits, des trucs cools qu'on m'a dit, et en conclusion de l'importance des mots.

    La cisnormativité

     Ce terme possède une grande importance, et je risque de pas mal y revenir, en fait pour moi et en ce qui me concerne l'idée qu'il représente a un rôle-clé puisqu'elle est la cause de ma dysphorie.

    Nous vivons dans un système (entre autres) cisnormatif, c'est à dire qu'il a parmi d'autres caractéristiques celles d'assigner un genre à la naissance des enfants, et de faire une norme des personnes qui sont d'accord avec cette assignation (les personnes cis), rejetant les autres (les personnes trans). Être cis entraîne des privilèges inhérents au fait d'être dans la norme -comme être un homme dans un système patriarcal, être blanc dans un système où c'est la norme, être neurotypique dans un système où c'est la norme, etc. En gros, correspondre à la norme, c'est être laissé tranquille sur ce domaine et ne pas être victime des oppressions qui se rattachent au fait de n'y pas être.

    En gros, être cis, entraîne des privilèges cis par rapport aux personnes trans. Ces privilèges sont vraiment lourds, dans le sens où ils pèsent et influencent vraiment ta vie.

    On va prendre le problème dans l'autre sens. Maintenant que je sais être trans, voici une liste non-exhaustive des choses que je ne peux plus faire sans soit mentir (sur mon identité, mon prénom par exemple...) ou me mettre en danger (ouais, des personnes trans -surtout des femmes trans d'ailleurs, ou des personnes assignées mec avec un genre ou une expression de genre féminine; j'ai l'impression, prennent très très cher et sont régulièrement assassinées... COEUR SUR VOUS o/):
    -Dire mon prénom dans un contexte où la personne risque d'entendre mon prénom de naissance
    -Aller voire un.e professionnel.le de santé (et j'ai développé une vraie phobie médicale à cause de ça, déconnez pas)
    -Faire mes courses
    -Aller à la piscine (oui, vraiment: je sais jamais dans quelle douche aller et je hais d'être en maillot de bain)
    -Parler à des gens, car ma voix me décrédibilise, puisqu'elle est aigüe
    -Aller dans un salon de coiffure, puisque læ pro va me prendre pour une fille et me faire une "coupe de fille" (c'est relatif lel) & me faire payer un tarif "femme" (pourquoi c'est plus cher pour les femmes d'ailleurs? Pourquoi iels font pas payer en fonction du travail effectué?)
    -Acheter des trucs pour les règles sans vomir -attention: les règles ne sont pas dégueulasses, mais normale (je t'aime nouvelle pub de Nana). C'est étiqueter les tampons, coupes menstruelles et autres serviettes sous le label "produits d'hygiène féminine" qui me tue, comme si seules les femmes avaient leurs règles d'une part, et comme si c'était si dégueu que ça d'utiliser un intitulé genre "trucs pour les règles".

    En tout cas, puisque la cisnormativité est de mise, elle véhicule sont lot de clichés sur l'apparence des gens cis qu'elle promeut, et cela cause chez moi une dysphorie de corps assez importante; et qui est liée avec ma dysphorie de genre (le fait de ne se sentir pas reconnu.e dans son genre) et le fait que j'ai l'impression de pas valoir le coup qu'on me respecte. A chaque fois que je dis mon prénom et mon genre à quelqu'un je suis stressé et je m'attends à ce que la personne argumente qui je suis (ce qui est étrange selon moi comme comportement). Boum, transition vers la dépressionnnnnnnnn o/

    Lien avec ma dépression

     On en arrive justement à ma dépression. Comme vous le savez peut-être, ou pas, je suis dépressif de façon assez grave et prononcée. Je n'ai été vraiment heureux que depuis mon coming-out, sérieusement, et c'était tout le temps dans des cas où j'étais re.connu en tant qu'homme, et pas pris pour une fille.

    Ma dépression est liée, non pas à ma transidentité en soi, même s'il y a un rapport direct, mais avec le fait que je vive dans un système cisnormatif où on me fait comprendre de façon quasi quotidienne que je ne suis pas légitime, que je suis une anomalie, que je ne devrais pas exister, que je ne mérite pas d'être ici.

    Certes, me direz-vous ici au moins le fait d'être trans n'est pas condamné à mort, mais à mon avis la seule raison pour laquelle dans ma classe j'ai pas encore affaire à des débats incessants sur la légitimité de ma vie c'est juste parce que je suis pas out (ouais parce que y'a au moins une, voire deux personnes dans ma classe qui seraient capable de faire ça).

    Et puis, c'est pas parce que le gouvernement ne me tue pas que personne ne peut me tuer, je peux être assassiné ou violé parce que je suis trans, c'est un truc que j'oublie jamais. Le 20 novembre, c'est le jour du souvenir trans, où on rend hommage à toutes les personnes tuées parce qu'elles étaient trans. Y'a une liste des victimes qui existent, je sais pas où elle est, et je ne veux pas aller la consulter. Pas parce que je veux oublier, mais parce que c'est trop dur pour moi de savoir que des personnes comme moi sont tuées très souvent, et moi je suis toujours en vie parce que je suis pas out.

    Je suis invisible, je ne prends pas d'hormones, je suis presque pas out (y'a une quinzaine de personnes qui savent), je me promène pas avec un t-shirt avec marqué JE SUIS TRANNNNSSSSSS dessus...
    Sauf que je suis quand même trans, et j'ai beau penser fermement que être out et être en danger parce que je suis out, c'est mieux que de pas être out et de mourir à l'intérieur, j'ai tellement peur de la transphobie des gens, j'ai tellement pas envie de l'affronter, j'ai tellement pas envie de débattre de mon existence avec qui que ce soit que j'ai pas le courage de me out. En plus, quand je suis heureux j'ai pas envie de gâcher ma journée avec de la transphobie, et quand je suis malheureux j'ai pas envie de me miner le moral encore plus avec ça.
    Et puis, quand ça vient de gens proches desquels j'attendais un minimum de support, comme la personne dont je parlais dans l'intro qui m'a dit des trucs affreux et dont je parlerai plus tard, c'est insupportable, ça me met mal, ça me déprime encore plus.

    La transidentité c'est pas une maladie, c'est pas un problème, ni une anomalie en soi. C'est le fait de vivre dans un monde où les gens comme toi sont rejetés comme aberrants et où on te dit sans cesse que tu dis n'importe quoi quand tu clames qui tu es, où tu peux pas être qui tu es mais seulement qui les gens attendent que tu sois qui peut rendre malade et mener à la dépression, au suicide, ou à d'autres problèmes. C'est pas le fait que je sois trans qui me rend dépressif, c'est l'idée que parce que je suis pas ce que quelqu'un d'autre a décidé pour moi sans me consulter, qui je suis va être débattu, je vais être rejeté, on va se moquer de moi ou m'ignorer, je suis pas normal etc. qui me rend dépressif et malheureux. Je fais des crises où je peux que pleurer parce que quelqu'un m'a appelé "mademoiselle", je panique quand je suis avec trop de gens parce que j'ai peur que ça transparaisse, que ça se voie et que ça tourne mal (euphémisme, bonsoir). J'ai des phases où j'ai même plus envie de manger, de dormir, de respirer, parce que j'ai l'impression que ça vaut pas le coup de supporter ça.
    Je dois vivre avec l'idée que même ma famille peut remettre, et remet en cause mon identité, la façon dont je me sens bien, et tout ce qui va derrière: ma légitimité en tant qu'homme, ma masculinité, mon expression de genre, ma façon de parler... j'en oublie.

    Fact qui remonte un peu le moral: la transidentité a été retirée de la liste des maladies mentales en 2016 par l'OMS. Du coup même s'il y a encore des gens qui parlent de trassexualisme (on dirait un nom de secte je trouve, et puis je pense en parler plus tard dans une autre partie), au moins je suis plus considéré comme "malade" alors que je le suis pas sur ce plan. Pas que ce soit négatif d'être malade, mais la transidentité n'est pas une maladie qu'on peut traiter et qui est dangereuse en soi. Quoique vous savez avec le blâme de la victime on n'est jamais sûr.e.s de rien, lel.

    On m'a dit des choses horribles

    Pour les gens sensibles, passez cette partie. Vraiment. Là je vais juste lister les trucs horribles qu'on m'a dits, même s'ils peuvent sembler innocents, et expliquer en quoi c'est incorrect.

    Un jour, quelqu'un m'a dit que pourtant j'étais une jolie fille. Non. D'abord, je ne suis pas une fille. Deux, je ne peux pas être "belle" ni "jolie", par contre je peux être "beau" ou "joli". Puis, "pourtant": euh, je suis en pleine transition, ça veut dire quoi ce "pourtant"? C'est quoi ton but avec ça? Sérieusement? Me dire que malgré tout ce que je peux faire, je reste une fille? Et que mes esthétiques te plaisent? Et puis je transitionne pas parce que je me sens moche, mais pour me sentir heureux dans mon corps et avec moi-même. Merci de pas me faire plus superficiel que je ne le suis. Et puis de toutes façons, si pour toi le fait que mes esthétiques te plaisent est plus important que le fait d'avoir affaire à une personne authentique et qui sera à l'aise et bien dans sa peau même si là elle te plaît plus... bah me parle pas :')

    Un jour, quelqu'un m'a dit que "pourtant, [je suis] en philosophie, et que [je devrais] avoir réfléchi au sens de l'existence". Oui, effectivement, j'essaie d'être heureux là alors je vois très bien le rapport avec mes études puisque la philosophie notamment dans la grèce antique avait pour objectif de mener la vie la meilleure et partant, d'être heureux, sauf que je vois pas le rapport entre ça et le fait que je suis pas du même genre que celui assigné à ma naissance, même si tu n'es pas d'accord avec moi sur qui je suis, je pense que sur ce terrain j'ai raison. Je vais pas te dire qui tu es, damnit!

    Un jour, quelqu'un m'a parlé du lobby trans qui aurait pour but de briser la cellule familiale. D'abord il n'y a pas de lobby trans. Y'a aucun intérêt à être trans (sauf si être traité comme pire que du caca c'est intéressant). On peut pas "convertir" ou "contaminer" des gens pour qu'iels soient trans. On est trans ou on l'est pas, on peut pas choisir ça. Puis si les parents, læ conjoint.e ou les enfants sont transophobes et que ça brise la cellule familiale, c'est pas la faute de la personne trans mais bien de sa famille transphobe qui læ rejette. Pis, le tout après que la personne ait admis qu'elle n'était pas du tout renseignée sur la transidentité, dafuq?

    Un jour, quelqu'un m'a dit qu'iel n'était pas d'accord pour que je sois trans. J'ai pas demandé ton accord ni ton avis, j'en ai pas besoin, par contre si tu pouvais au lieu de dire des choses horribles tu pouvais essayer de te pencher sur le côté problématique de ton attitude ce serait intéressant, puisque me dire que tu n'es pas d'accord n'a aucun impact sur qui je suis. C'est comme si tu disais à une personne noire "j'ai pas envie que tu sois noir.e, arrête", ça n'a aucun sens.

    Un jour, quelqu'un m'a dit que je me trompais. Je pense m'être suffisamment penché sur le problème pour pouvoir dire que non, je ne me trompe pas. Et quand bien même je me tromperais, est-ce que c'est une raison pour me maltraiter?

    Un jour, quelqu'un m'a dit qu'iel ne voulait pas que la transidentité existe, et qu'iel pensait que c'était n'importe quoi. Fuis, loin, parce que non les personnes trans vont pas arrêter d'exister pour ton bon plaisir, non c'est pas n'importe quoi (c'est des gens ._. arrête d'en parler comme d'une chimère inexistante, c'est inapproprié), et je sais pas comment t'expliquer ça mais de plus en plus de célébrités font leur coming-out alors tu pourras pas y échapper, le mieux à faire c'est d'admettre que des gens différents existent, et qu'iels méritent d'être respecté.e.s.

    Un jour, quelqu'un a ri des personnes trans. Cette personne est dans ma classe, je suis pas out, mais je donne une mention spéciale à cet individu qui a relancé une "mauvaise phase" de ma dépression, merci, j'adore être incapable de faire des trucs et ne plus avoir envie de vivre. Vraiment, j'adore. Au fait, au lieu de rire de ce que tu comprends pas, pourquoi tu n'irais pas te renseigner, et pourquoi tu n'y donnerais pas 20 secondes de réflexion? Et pourquoi tu ne ferais pas preuve du minimum décent de respect envers autrui, aussi? Ce qui implique de ne pas faire comme si les gens différents étaient risibles.

    Mais on m'a dit des trucs cools aussi!

    Sérieusement. On m'a dit plein de trucs cools. TELLLLEMENT. J'adore. Je vais faire un poster avec ça et le coller sur mon mur pour le voir tous les jours!!!

    Un jour, quelqu'un m'a remercié de lui avoir fait mon coming-out, en me disant que c'était super courageux et qu'iel était touché.e que je lui aie fait confiance, et que c'était cool.

    Un jour, quelqu'un m'a dit que c'était obvious, que ça n'avait rien de choquant et que j'avais pas besoin d'avoir peur. Et que c'était cool.

    Un jour, quelqu'un m'a dit que j'étais légitime. Et pas qu'un jour, plein de fois.

    Un jour, quelqu'un m'a dit que c'était pas parce que le monde était rempli de transphobes que je devais en prendre ombrage ou en pâtir.

    Un jour, quelqu'un m'a dit que tout allait bien se passer.

    Un jour, quelqu'un m'a dit que j'étais courageux de supporter ce que je vis tous les jours, et que c'était courageux que je sois encore là.

    Un jour, quelqu'un m'a dit que mon prénom de naissance n'était pas mon vrai prénom, et que j'étais légitime à utiliser mon prénom.

    Un jour, quelqu'un m'a dit que j'étais normal, et que tant que ça me rendait heureux, y'avait pas de raison pour que l'on ne me respecte pas.

    Par opposition à tous ces trucs horribles que j'ai dits avant, chacune de ces paroles positives sonne comme une victoire. Quand on m'appelle par mon prénom, quand on me genre correctement, ça sonne comme une victoire. A chaque fois qu'un.e inconnu.e m'appelle "Monsieur", je me sens grandi, et puissant.
    PS: porter mon binder me rend awesome, vous ne pouvez plus rien contre moi!! *part dans une gerbe de licornes roses*

    Le poids des mots

    Comme conclusion, je voudrais revenir sur un certain nombre de termes que j'ai employés. En fait on dit souvent que c'est que des mots, mais c'est négliger l'importance des violences psychologiques, qui peuvent être et sont souvent extrêmement destructrices.

    J'ai parlé plus tôt de transidentité, et j'ai évoqué le terme "transsexualisme". Le second terme est problématique, par rapport à ce qu'il entend. Avant tout, non, je ne pars pas loin. Le terme de transsexuel.le était utilisé quand la transidentité était considéré comme une maladie mentale, donc dire transsexuel entend souvent un contexte de maladie, de psychiatrisation, qui est erroné. D'autre part, ça touche aux organes génitaux de la personne, et pardon mais est-ce qu'on s'en fout pas un peu des parties génitales de nos camarades de classe, de nos ami.e.s etc. quand ça n'a aucun rapport avec la situation? C'est à dire quand c'est pas læ médecin qui s'en occupe ou la personne avec qui tu vas coucher, qu'est-ce que ça a comme importance le fait de connaître la nature des organes génitaux de telle personne? Je veux pas savoir ce que vous avez dans le slip, c'est hyper embarrassant ._.

    Et puis, dire que nos organes génitaux sont reliés à notre genre est complètement con. Désolé, j'ai pas d'autre mots, c'est absolument stupide. Une femme cis qui doit subir une hystérectomie cesse-t-elle d'être une femme? Non! Un homme cis qui fait faire une pennectomie cesse-t-il d'être un homme? Non! Une personne cis stérile cesse-t-elle d'être de son genre? Non! Alors, pourquoi, quand on est trans, la nature de nos organes génitaux devient-elle soudainement primordiale? Parce que notre genre assigné nous correspond pas? La belle affaire! Tu tolères pas que quelqu'un décide de ta vie, pourquoi moi je devrais laisser faire ça? Il est temps d'appliquer la même logique à tout le monde là.

    Et enfin, les mots ont de l'importance. On pense souvent que les choses positives sont évidentes, et les négatives non. En fait, des études de psychologie (j'ai vu ça en cours au semestre dernier, mais j'ai la flemme de chercher qui, vous m'excuserez) ont prouvé que si tu dis un truc négatif à quelqu'un, il faudra 8 trucs positifs du même domaine pour compenser. Alors à chaque fois que quelqu'un me dit quelque chose qui me fait souffrir, il faut des heures cheer up ininterrompu de la part des gens qui m'aiment pour que ça me sorte de la tête.

    Enfin, je voudrais terminer sur quelque chose de positif, alors voilà une anecdote qui me remonte le moral: quand j'ai rencontré mon meilleur ami/mon grand frère (oui il fait les deux, cet homme est polyvalent), j'étais out à en tout quatre personnes, mais je parlais déjà de moi au masculin. Comme je l'ai rencontré en cours, je me suis présenté sous le prénom de la liste d'appel, parce que j'avais trop peur de m'expliquer. Sauf que lui, il a remarqué que je parlais de moi au masculin, et il a suivi; et quand j'ai (ennnfinnnn) réussi à lui faire mon coming-out, il a juste fait "oh ok. Veux-tu un câlin?" ou un truc de ce genre. C'était génial!!
    L'autre meilleure réaction à un coming-out, c'est justement la personne qui m'a dit que c'était cool que je lui ai fait mon coming-out, et qui m'a dit que c'était courageux de ma part et qu'elle était touchée que je lui aie fait confiance. Vraiment, si tout le monde pouvait réagir comme ça, ce serait dingue *^*

    Ouf, ça va mieux! Cet article était beauuuuuucoup trop long. Personne ne va le lire xD


  • Commentaires

    1
    Samedi 17 Mars à 17:16

    Lu et approuvé. Bon par contre je suis un peu bourré, je posterai quelque chose de plus constructif quand j'aurais digéré ma con de bière, à plus tard \o/

      • Samedi 17 Mars à 17:35

        Merci pour ce commentaire. Mange du pain ^^ *attend que tu sois plus bourré*

    2
    Samedi 17 Mars à 20:46

    /Je tiens à m'excuser, ce commentaire sera peut être dur à comprendre étant donné que j'écris mes impressions sans réfléchir xD/

    Alors la....vraiment bravo. Tu es une des rares personnes à être aussi courageuse ! Il faudrait beaucoup plus de gens comme toi sur cette terre, vraiment. Tu es courageux "d'oser" sortir des norme de la société ! Je t'admire ! Vraiment, vivre ça tout les jours cela ne doit pas être facile...

    C'est en partie pour cette raison que je déteste les humains. Toujours "classer" les gens. T'a un pénis : t'es un mec. Tu mets pas de rose, t'as une voix grave et tu pleure jamais. T'as un vagin : T'es une meuf, t'aimes les licornes, t'es chiante quand t'as tes règle et tu sais bien faire le ménage.

    RAH CE QUE CA PEUT M’ÉNERVER CA !!

    Tu es ce que tu veux bordel de couille ! Moi je suis une fille mais si j'avais pu être un garçon j’aurai pas dit non ! Alors déjà que je suis "exclue" parce que je suis bourrin et que j'ai les cheveux court, si je me mets à dire : Ouais maintenant je suis un gars baaaaaaah voilà quoi. Alors que toi, tu as le courage de t'affirmer, tu as le courage d'avoir choisi qui tu voulais être. Vraiment je te dis encore une fois bravo. Les autres qui pense le contraire faut vraiment que tu les laissent dire, à mon avis ceux-la ils sont pas encore bien cuits. Et tu peux les regarder de haut en étant fier de toi, vraiment.

    Plus tard, tu accompliras de grandes choses, j'en suis sûre, et tu te rappelleras de ton toi du passé qui as tant souffert mais qui à survécu et qui s'est battu pour en arriver la ! Alors bats toi mec ! Bats toi jusqu'au bout !

     

    PAVÉ BONJOUR~

      • Samedi 17 Mars à 21:27

        /c'est pas ce que font tous les gens? Un nouveau monde d'expressions s'offre à moi! Merci d'avoir lu, cet article est beaucoup trop long anyway/

        Merci c: oui, comme je le dis dans l'article en fait je me prends de ces trucs j'aurais jamais imaginé que quelqu'un puisse dire ça à un autre être humain (oui, parce que j'ai pas tout mis obviouslyyyyyy niveau situations abberrantes j'ai l'impression d'être sur une autre planète)

        Et en plus, on vit dans un monde qui favorise les petites cases, c'est plus facile de gérer les gens quand iels correspondent à un petit machin bien cerné plutôt que quand iels sont touxes différent.e.s et qu'iels ont chacun.e une personnalité, une identité et des comportements uniques.

        Bon, en l'occurence, j'ai pas choisi, donc que je le veuille ou non je suis cette personne, mais en gros c'est l'idée. Personne te blâme quand tu le veux, alors quand tu choisis même pas?
        Puis j'ai le choix entre être mort à l'intérieur ou me dresser activement (quand j'ai la foi) contre ce qui me fait déprimer, aloooors... c'est vite bouclé, du moins de mon point de vue.
        Pis si t'es une fille sans te conformer aux clichés de la féminité (c'est possible que je sois même plus féminin que toi, je suis en train de me dire ._.), c'est correct :) tout le monde est correct, sauf quand c'est des trous du cul.

        "pas encore bien cuits" j'aime bien cette expression, elle est ultra violente: Tu es raté.e! Tu as été mal cuisiné.e jeune scolopendre! Après je pense que parmi ces gens y'a deux extrêmes, les gens qui sont pas forcément infâmes au départ mais qui sont influencés et qui comprennent pas; puis t'as vraiment des gens le mieux c'est de dire allez au-revoir, cordialement...

        Eh, la prochaine étape, c'est ma classe, après ça coulera tout seul x) *a de l'espoir*

        En tout cas merci pour ton pavé et merci pour ton cheer up, je suis remonté à présent ^^

      • Samedi 17 Mars à 21:36

        L'humain est vraiment...mh comment dire tout simplement dégueulasse. C'est la pire race qui puisse exister à mon avis ! (la violence x))

        Haha ouais "pas bien cuits" cette expression est géniale xD

        Mais ouais...dans la société qui nous entoure, on est influencé de tout les côtés...si tout le monde déteste un truc on va le détester aussi etc...c'est pour ça qu'il faut essayer de sortir du lot !

        Je suis contente de t'avoir remontée^^ Bon courage à l'avenir !

      • Samedi 17 Mars à 21:47

        En même temps je dirais que ça va de pair avec le fait d'être en aussi grand nombre, et de vivre en très grandes communautés, y'a toujours des types qui font des choses pas géniales envers les autres il me semble.

        Vous êtes CRUS!!

        En soi tu peux haïr un truc que tout le monde déteste, mais si tu le détestes parce que tout le monde le déteste là ça me semble étrange parce que c'est un effet de troupeau sans réflexion. Je dirais que l'important c'est pas de se conformer ou non à la majorité, mais de réfléchir à ce qu'elle dit pour éviter de la suivre sur des choses avec lesquelles au fond on n'est pas forcément d'accord.

        Remonté* mais merci :)

      • Samedi 17 Mars à 21:54

        Ahlala, si on pouvait avoir que des gens sympa sur cette terre x)

        CRUUUUS !!!

        C'est ça le problème, c'est que les gens sont des fucking moutons ;w;

        Ups, pardon j'écris vite donc parfois je fais même plus attention xD je mets des "s" partout, je me "est au lieu de "et" bref, ça pique les yeux après x)

      • Samedi 17 Mars à 22:01

        Si on virait tous les connards y'aurait plus personne, parce qu'on a touxes fait des trucs pas cools à quelqu'un d'autre... Bon ce serait peut-être pas plus mal.

        Les gens sont des... moutons... crus... vivants?

        Ah très bien x) °^° wait

      • Samedi 17 Mars à 22:15

        Les gens sont des moutons reptilluminatis-nazi cru mort-vivant.

         

        Wait ?

      • Samedi 17 Mars à 22:37

        Oh, c'est pour ça. Mais... j'aime les gens.

        Juste wait

    3
    Samedi 24 Mars à 15:39

    Woooh ! Un peu de mal à poster un commentaire quand je vois la qualité de ton argumentation/écriture. Une amélioration assez visible depuis la dernière fois que je t'ai lu, assez intimidant. o/

    J'ai du mal à appréhender un peu tout ce qui concerne l'univers LGBTQ (rassure-moi, le T tient bien pour trans ? :o) , donc je ne vais rien prononcer au risque de dire des conneries.

    Bon, déjà, je me rends compte que je ne suis pas vraiment étonnée du fait que tu sois homme. :') À l'époque, je pensais que tu retirais les -e quand tu parlais de toi par un genre d'idéologie de négation de la notion de genre (idée que je trouvais et trouve toujours assez charmante :3), mais ça prend un peu plus sens dans mon esprit maintenant (faut dire que j'étais assez mal informée quant à la question à l'époque - encore plus que maintenant, tout du moins -).

    Ça va faire gnangnan et incroyablement cliché, mais je suis vraiment contente pour toi que tu arrives à en parler un petit peu autour de toi et ici aussi. Dans mes souvenirs tu n'en faisais pas clairement mention (tu n'étais peut-être pas encore conscient de ta transidentité à ce moment-là, aussi - ça fait vraiment un bon bout de temps!). Que tu écrives des articles dessus est une sacrée évolution ! :D

    Je ne sais pas vraiment comment conclure, donc je vais juste dire "keur" ! <3 ,':) (j'ai appris à faire ce smiley il y a pas longtemps et je l'adoooore :DDDDDD)

      • Samedi 24 Mars à 16:43

        Je pense que mes études y sont pour beaucoup puisque si je veux qu'on me prenne au sérieux & avoir mon année, j'ai intérêt à avoir un argumentaire impeccable ou au moins qui tienne debout, et un langage plus développé puisque quand j'invoque un concept je dois être capable de l'expliquer. Je pense que je pourrais me repencher sur mes anciennes théories pour les ré-argumenter, ça pourrait être drôle x)
        éwè je me suis amélioré *enfant* après je vois pas où tu dois être intimidée, car il n'y a pas de raison à cela [je suis toujours la même personne sutpide même si je me donne des grands airs 8D]

        Ce qu'il y a de mieux à faire au sujet des personnes MOGAI [petite information: personnellement j'alterne entre LGBTQ+ & MOGAI car ce sont deux sigles qui désignent en gros le même genre de personnes, car MOGAI tient pour l'anglais Marginalized Orientations, Gender Alignments and Intersex, ce qui se traduit par Orientations, Alignements de Genre Marginalisés (alignement de genre = ton genre par rapport à ton genre assigné) & Intersexes; sauf que MOGAI est nettement plus inclusif et prononçable, sauf qu'en français ça donne un truc étrange de type OAGMI qui est moins aisé à dire] quand tu sais pas, c'est ou de te renseigner par toi-même (mais attention où tu tombes, car Internet est fort malheureusement empli de conn... d'abru... hm... de gens peu recommandables) soit... demander c: après les personnes n'ont pas toujours vocation à éduquer autrui sur le sujet d'une part, et ce n'est pas comme si tu devais acquérir une batterie de connaissances obligatoires avant de leur parler d'autre part. Perso j'accepte les questions non-invasives.

        *est validé par le 3e paragraphe*
        Je pense que la négation du genre peut être mise en place et d'ailleurs, certaines personnes sont agenres [un des A de LGBTQIAA+ les représente, l'autre est là pour les personnes asexuel.les]; sauf que d'un autre côté pour les personnes qui ont effectivement un genre et dont je fais partie, cela peut être problématique. Je suis au quotidien dans la volonté que l'on reconnaisse mon genre; alors peut-être que retirer le genre serait bénéfique en général et pour les générations qui nous suivent, mais pour moi ce serait incroyablement horrible et frustrant, et aussi une forme de négation du problème: c'est pas en retirant le genrage de la société que les individus cessent d'être genrés, et je cesserai pas d'être un homme parce que l'on ne reconnaît plus de genre. D'autre part, les terminaisons sans -e sont masculines, alors elles ne sont pas neutres, car il n'existe pas de genre neutre 100% complet & reconnu dans la langue française (mais des gens y travaillent, d'ailleurs il serait peut-être temps que je me mette à jour de ce côté-là ._.): le masculin neutre, pour moi c'est une façon d'essayer de masquer certains des problèmes liés à l'absence de neutre & à la masculinisation de la langue française. [les directeurs femmes mdr]
        Je refuse de partir dans des circonvolutions autour de la transphobie ordinaire, du fait qu'on en parle jamais dans les écoles & que les contraceptions soient genrées, entre autres, ce serait beaucoup trop long et j'ai déjà pas mal parlé x)

        En vrai, ça fait ni nian-nian, ni cliché. C'est le genre de truc qui me fait trop plaisir à lire ou à entendre, parce que ça veut dire que la personne en face a compris que ce n'est pas facile d'en parler, ni sur Internet, ni nulle part d'ailleurs. Au contraire de réactions telles que celles de certaines personnes, beaucoup trop de personnes en fait, qui posent juste un nope et puis s'en vont après t'avoir incendié parce que tu comprends pas et que c'est dur pour elles ok -ou qui sont juste pas d'accord... [sic]
        Non, je n'en ai fait mention qu'une fois avant cet article, qui d'ailleurs je pense ne sera pas le dernier à porter sur ce sujet, mais j'ai pris conscience de ma transidentité y'a un peu moins de 2 ans, et le temps de trouver les mots, me renseigner etc. ça m'a pris pas mal d'énergie et j'étais pas prêt avant, tout simplement. Après, il se trouve qu'à l'oral, je peux certifier que la façon dont je me genre indiffère 99% des gens (le 1% restant se constitue de mon meilleur ami *^*), du coup ça n'équivaut pas à un coming-out, en fait il faut que je prenne chaque personne, que je la pose, que je trouve une phrase appropriée à elle et à la vision qu'elle a/est susceptible d'avoir... c'est pas non plus étonnant que je ne sois pas out auprès de plus de gens.
        Aussi, le fait d'écrire un article dessus, et le fait de pouvoir en discuter avec les gens qui ont la foi de le lire, c'est empli de bonnes surprises, et vraiment reposant, parce que je peux être honnête et je sais que si je râle on va pas me dire de me calmer ni me qualifier fort élégamment d'hystérique (je renvoie à l'histoire de cette "affliction" pour plus de lol), voire pire.

        Les conclusions, le pire moment x) (vive ce simley then! 8D)

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