• Hello! Ceci est un texte nommé Statue. C'est la première fois que je décide d'écrire un texte pour qu'il corresponde à un titre au lieu d'écrire le texte et d'ensuite choisir son titre en fonction. '^'

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  • Ce texte a été présenté pour le Concours N°2 de Gae! Eh oui, Gae fait des concours!
    Je vous file le sujet:

    Vous venez de découvrir une nouvelle planète peuplé d’extraterrestres. Parlez nous d'elle et du peuple qui l'habite.

    Voilà. Le texte est trop long par rapport aux limites (6 pages et des brouettes sans les images) de texte du concours, mais je le présente quand même en espérant que ce ne sera pas trop pénalisant. Je sais pas trop ce que c'est le pire entre le fait que ce soit déjà trop long alors que je me suis arrêtée à beaucoup moins que ce que je voulais faire au départ, et le fait que j'aurais pu faire beaucoup plus vu que je suis plutôt bien partie ^^
    Pour information complémentaire, l'étoile Tau Ceti existe vraiment et les informations relatives à sa position et sa distance à la Terre sont exactes, la fiction commence là où je décris la planète comme "tellurique" puisqu'on n'est à l'heure où j'écris même pas certains de son existence: même s'il est exacte qu'elle serait une super-terre, on ne connaît pas sa taille ni sa masse. Elle est cependant bien visible depuis les hémisphères Nord et Sud de la planète.

    Et j'ai royalement ignoré les points qui me gênaient. x)

    Les points de "téléportation" auxquels je fais allusion sont purement fictifs. Aucun humain n'a jamais été plus loin que la Lune à l'heure où j'écris.

    Sources des informations: Wikipédiafutura-sciences.com, futura-sciences.com again, lemonde.frspace.com (j'ai choisi e parce que je trouvais que ça sonnait mieux, mais à priori ce serait la f qui serait plus habitable?),  maxisciences.com (et selon ça, la e serait habitable aussi), sciences-et-vie.com
    Ces articles disent tous un peu la même chose, et je n'ai pas cherché plus loin d'autres informations: j'ai inventé ce qu'il manquait et ignoré ou contourné les points qui me dérangeaient vraiment. Voilà. Enjoie ^^

    Date d'expédition: 28 juin 2683
    De: Mission d'exploration III sur Tau Ceti e
    A: Terre
    Rapport sur la population extraterrestre présente sur l'exoplanète Tau Ceti e.
    Source de l'image
    Source du background

    Introduction

    La planète Tau Ceti e est une planète tellurique gravitant autour de l'étoile Tau Ceti, de la constellation Cetus (la Baleine), visible depuis les deux hémisphères de la planète.
    Elle est assez proche de la Terre -seulement 12 AL.

    Une distorsion temporelle permettant d'y accéder a été découverte en 2237 par l'astronaute J. L. Keijh, qui l'a ensuite empruntée dans une mission classifiée "à haut risque" avec une équipe. Il avait été découvert qu'un peuple extraterrestre occupait cette planète, et des tentatives de contact concluantes avaient été établies. Selon Keijh, les extraterrestres auraient tenté de leur indiquer par gestes, qu'une distorsion existait à quelques mois de voyage de leur planète.
    C'est celle qui a été empruntée pour revenir.

    L'atmosphère de la planète comprend, en altitude, une très épaisse couche de nuages permettant de diminuer la luminosité reçue par la planète, ce qui fait qu'il règne à sa surface une température moyenne de 25°C. Cette couche est entretenue par les habitants de Tau Ceti e puisque sans elle, ils ne pourraient pas y vivre.
    Les mers et océans couvrent 85% de sa surface.

    La planète présente un volume inférieur à celui de la Terre et de ce fait, la gravité y est également moins forte. L'atmosphère est également plutôt fine pour une planète de ce calibre.

    Lors d'une seconde mission, une ambassade Terrienne a pu être installée sur Tau Ceti e grâce à un linguiste de génie, le Docteur en linguistique et en sciences de l'apprentissage Dan Ester. Nous en recevons régulièrement des messages, indiquant chaque jour des relations améliorées avec la civilisation occupant Tau Ceti. Il est possible qu'un commerce interplanétaire soit pour la première fois mis en place entre la Terre et une autre civilisation intelligente. Ils se nomment les Yllarians.

    J'ai été envoyé pour aider à comprendre la race Yllarian pour un voyage de deux ans tout autour de la planète. Ce rapport est un condensé de cette expérience incroyable avec mon guide et interprète Yllarian, Y Riiyeh. Avant cela, aucun Terrien n'avait jamais foulé le sol hors de Layr, la capitale de Tau Ceti e -Erreah, comme l'appellent les Yllarian.

    Morphologie

    Les Yllarian sont une race profilée pour le voyage: fins, légers et élancés, ils sont également très solides et endurants.
    Ils sont ovipares et présentent un système musculaire et hémo-lymphatique similaire en de nombreux points à celui présent chez les vertébrés Terriens (ils me font penser à des alligators, mais n'allez pas le leur répéter, c'est un peuple fier et susceptible).

    Je ne me suis pas permis de demander des détails sur leur morphologie interne (système digestif, circulatoire) mais je sais qu'ils ont trois cœurs pour faire circuler le sang dans leur organisme: la taille moyenne d'un individu est d'environ deux mètres cinquante. Autant dire qu'à côté d'eux, nous sommes des enfants. (note sur les œufs: ils sont gardés ensemble dans une pièce très chaude sous le temple, qui sert de couveuse. Bien entendu, il y a un système d'identification d'alvéole pour reconnaître le petit. Certains parents préfèrent néanmoins conserver leurs oeufs chez eux, mais ils sont fragiles et leur conservation, délicate; aussi le plus grand nombre préfère les confier à des professionnels.)

    On différencie les mâles des femelles par la crête qu'ils ont sur la tête et le dos. Ils ont également un visage plus carré et sont plus épais. Les femelles sont si fines qu'on dirait que le moindre coup de vent les briserait...
    Leurs corps est divisé en trois segments: une tête assez grosse, un torse plutôt petit (contenant au moins un cœur) et l'abdomen, supporté par deux paires de pattes.

    Leur crâne est allongé vers l'arrière, sûrement pour loger un cerveau très développé. Je croyais qu'il s'y trouvait également leurs oreilles, mais on m'a expliqué qu'à l'instar de nos sauterelles, ils les cachent... dans leurs jambes. Un évent sur le sommet de leur crâne leur permet de respirer.
    Leurs organes olfactifs sont de fins tentacules qu'ils cachent dans un repli sous leurs mâchoires. -leur évent sert simplement à faire circuler l'air de leur tête à leurs longs poumons, qui emplissent l'espace entre les côtes (je me demande où est caché le cœur...).

    Les Yllarian n'allaitant pas, ils n'ont pas de poitrine ni besoin de système mammaire, et mon interprète m'a avoué qu'il ne savait pas "comment font nos femelles pour supporter les deux bosses qu'elles ont sur le devant". Quand je lui ai expliqué que cela sert à allaiter nos petits, il était ahuri.

    Ils ont en revanche deux paires d'ailes résiduelles sur le dos, qui ne leur permettent pas de voler mais résultent d'un stade antérieur d'évolution où ils pouvaient s'en servir sur de longues distances. C'est d'ailleurs grâce à elles qu'ils ont conquis la planète. Le peuple citadin n'en a presque plus tandis que certaines populations plus petites, de la taille d'un humain moyen, les ont plus développées et peuvent s'en servir sur de courtes distances, sauf pour les individus les plus lourds.

    Pour terminer avec l'abdomen, il renferme le système digestif et sûrement les deux autres cœurs. Il est soutenu par deux paires de pattes d'araignée d'apparence fragile mais très solides et recouvertes d'une chitine résistante. La nuit, la peau de leur ventre peut plus ou moins s'éclairer, et ils se servent de cette capacité notamment pour les signaux ou la vision de nuit dans les terres sauvages.
    Ils sont étonnamment rapides pour des êtres de cette corpulence -le plus rapide des humains n'arrive pas à un quart de leur vitesse. Je ne me suis jamais senti aussi ridicule.

    Chaque individu est unique et différentiable des autres par les marques sur sa carapace et la teinte unique de cette dernière. Au sein d'une même famille, les individus sont parfois très différents, mais tous partagent de grands yeux intelligents et la même curiosité.
    Cela dépend de la région, mais j'ai pu voir des Yllarian de toutes les couleurs que peut prendre la terre d'Erreah: du rouge au brun sombre en passant par l'ocre; avec des marques souvent simplement plus claires ou plus foncées, mais d'un blanc éclatant sur certains individus, comme mon interprète, dont le reste de la carapace et de la peau est d'un brun-roux assez terne.

    Enfin, il existe des individus albinos. Je ne sais pas comment, mais il semble que la vue des Yllarian soit plus développée que la nôtre et qu'ainsi ils puissent distinguer les limites des marques et taches qui devraient apparaître sur les albinos. Pour ma part, j'ai plus d'une fois m'excuser pour une confusion due à cela.

    Je vous joins l'une des feuilles de carnet que j'ai emplies de croquis et de notes sur leur apparence.

    Notes sur les Yallarian

    Langue

    Les langages des Yllarian ressemblent beaucoup à nos langues Terriennes dans leur diversité. Statistiquement, quelle que soit notre langue maternelle, nous avons une chance d'en trouver une qui lui ressemble sur Erreah. Je n'ai pas eu assez de temps pour en apprendre une, ni pour étudier son évolution.

    Je profite néanmoins de cette clause pour raconter quelques anecdotes qui m'ont marqué. Thyan, mon interprète, a tenté durant les trajets de m'enseigner la langue la plus parlée, l'elloer. Je n'en ai pas retenu grand-chose, mais il y a un point qui m'a marqué.
    Il existe plus de 400 dialectes -dont 245 langues officielles- sur Erreah, qui divergent selon les pays, comme sur Terre.

    Mon interprète n'était pas, selon les normes Yllarian, très compétent -son anglais Terrien était quand même correct -et il m'avait précisé qu'il était toujours étudiant -il parlait pourtant 5 langages couramment et en apprenait un sixième.
    Mais il savait dire merci dans 198 des 245 langues officielles d'Erreah.

    En anglais, nous appelons notre planète Earth. Earth ne veut rien dire. En français, c'est Terre -comme de la terre, la poussière brune sous nos pieds.
    En chinois, c'est 地球 (Dìqiú) -cela signifie planète ou globe. En russe, c'est Земля (Zemlya) -et ça veut dire sol, territoire, pays...
    Je ne vais pas vous rappeler toutes les langues terriennes, mais sur Erreah, la planète ne s'appelle pas pareil sur toute sa surface. Mais dans toutes les langues, la planète s'appelle "Mère".

    Je vous joins un exemple de calligraphie elloer -Thyan m'a écrit un mot pour le joindre à ce rapport. Je lui ai demandé ce qu'il avait écrit, puisque je ne sais pas lire ces caractères.

    Erreah

    Police: Iokharic

    Il a écrit "Erreah". Il a posé la main sur un de ses cœurs et il a montré le ciel.
    "Erreah takes the clouds over us. She protects us. It means she loves us. We want to love her in return."
    Erreah met les nuages autour de nous. Elle nous protège. Cela veut dire qu'elle nous aime. Nous voulons l'aimer en retour.

    Il avait un accent très prononcé -il avait du mal avec les -j et les -l. Je crois que leur morphologie ne leur permet pas de bien prononcer certains sons.
    Les Yllarian sont un peuple très doux. Ils n'ont pas autorisé plus de présence Terrienne qu'une simple amabssade pour le moment.
    "You are a young people. Like children, you love to play with other children. Yllarian play fairy tales and magic, travelling, discovering. Humans play war. We don't want war on Erreah."
    Vous êtes un peuple jeune. Comme les enfants, vous aimez jouer avec les autres enfants. Les Yllarian jouent aux contes de fées et à la magie, voyageant, découvrant. Les Humains jouent à la guerre. Nous ne voulons pas de guerre sur Erreah.

    Mode de vie et histoire

    Les sociétés Yllarian sont différentes les unes des autres et pourtant, partagent les mêmes bases. Certaines sont sédentaires, d'autres nomades, les architectures, la langue, la nourriture, les parures, les couleurs changent. Pourtant, ils cultivent tous le même amour pour Erreah.

    J'ai pu comprendre que lorsque la race Yllarian était jeune, de grandes guerres ont déchiré leurs peuples. Des guerres avec des armes trop puissantes qui ont sculpté les canyons abrupts, les déserts brûlants, les vallées et mêmes les montagnes.
    Peu d'entre eux ont survécu et ils ont du s'adapter à leurs nouvelles conditions de vie.

    Depuis, ils ont pris le parti de ne pas prendre plus que ce dont ils ont besoin. Ce ne sont pas des convictions que les humains peuvent suivre, parce que notre espèce n'a pas suivi le même chemin de civilisation ni le même mode de vie dès le départ. Mais nous pouvons d'ores et déjà reprendre certains de leurs principes pour les appliquer chez nous.

    J'ai voyagé un an avec un peuple de nomades qui parlaient un peu d'elloer, et qui ont donc pu communiquer avec mon interprète.
    Apparemment, ils sont un peuple qui a évolué légèrement différemment du reste de l'espèce. Les Yllarian présents à l'ambassade sont des insectoïdes végétariens et présentant donc une dentition et des mâchoires adaptées à leur régime, alors que les nomades avec lesquels j'ai voyagé avaient de grandes canines et pouvaient manger de la viande.

    Vu la tête des plantes de la région (de petits buissons épineux, rachitiques et secs) et celle des animaux en comparaison (imaginez des troupeaux de sortes de mille-pattes version mammifère), je n'ai aucun mal à comprendre pourquoi ils préfèrent manger de la viande...
    Les prédateurs sont très dangereux, le climat très rude (c'est l'endroit où la couche nuageuse est la plus fine malgré les feux toujours allumés dans leurs temples, visant à envoyer de la vapeur compléter les nuages manquants), mais la nature y est très belle. C'est un merveilleux endroit pour vivre.

    Les villes, en comparaison, ressemblent à des jungles luxuriantes. Les tours s'élèvent à côté des arbres, les routes y serpentent de façon un peu chaotique et quand on n'est pas habitué, on ne sait plus où donner de la tête...

    Ici, une des banlieues, où la flore est plus fongique et où les maisons sont creusées à l'intérieur, éloignées les unes des autres. J'ai ajouté une silhouette d'humain moyen pour donner une idée de l'échelle...

    Source de l'image: photobucket.com

    La race Yllarian est très vieille, elle a plus de vingt millions d'année depuis ses prémices jusqu'à aujourd'hui. Ils ont survécu jusqu'ici de façon inconstante, traversant tantôt des périodes fastes, tantôt des ères qui l'étaient moins. Une ère glacière a gelé le continent au Nord et a tué presque tous les Yllarians.
    La plupart des peuples Yllarian sont végétariens, et entretiennent d'immenses cultures sous serre. Ils ont un système de puits intéressant qui pompe de l'eau avec parcimonie pour la rejeter autour d'eux -comme les "arrosages automatiques" que l'on avait il y a quelques centaines d'années.

    L'eau n'est pas une ressource rare, Erreah ayant pour particularité par rapport à la Terre de n'avoir quasiment que des mers d'eau presque douce. Ces mers couvrant 85% de la surface de la planète, ils n'ont pour le moment pas le problème de manque d'eau potable que l'on rencontre sur Terre, puisque l'eau Erreahne est très facilement purifiable.
    Pourtant, ils sont très inquiets: le niveau des mers baisse assez depuis une centaine d'années. Ces dix dernières années, ils ont perdu dix centimètres de niveau... et ils ne savent pas où disparaît l'eau. Je n'ai aucune idée d'où elle peut bien partir non plus...
    C'est vrai que c'est très inquiétant pour eux.
    Ils sont en train de sonder la couche nuageuse et l'intérieur de la planète, les fonds océaniques... pour trouver une réponse.
    Ajout un an plus tard: l'eau disparaîtrait dans la couche nuageuse et il pleuvrait très abondamment au niveau du pôle Nord d'Erreah. Un intense soulagement s'entendait dans la voix de Thyan dans le message audio qu'il m'a envoyé pour me l'expliquer. Selon lui, le niveau des mers va commencer à remonter de façon importante. 

    Quand j'y pense, il est très étonnant qu'à une telle distance, deux races si différentes aient autant besoin de l'eau pour vivre, survivre.

    Croyances religieuses

    La croyance la plus répandue prône un Grand Tout, auquel on retournerait à la fin de la vie.

    Le Grand Tout envoie ses enfants, les Nehorir, voyager dans l'Univers -on les voit parfois voler dans le ciel, suivis d'un éclat lumineux (les étoiles filantes). Au bout d'un temps, les enfants sont fatigués de voyager et ils s'endorment. Durant leur sommeil, les étoiles les attirent pour tromper leur solitude, et leur sommeil est assez long pour en faire des boules de poussières sur lesquelles naît la vie. Chaque souffle d'un être vivant porté par ses enfants revient au Grand Tout, qui lorsqu'il a assez de souffle, peut donner vie à un nouvel enfant qu'il envoie parcourir l'univers... et ainsi le cycle est sans fin, même si la Vie ne naît pas à chaque fois sur un Nehorir perdu dans l'Univers, le nombre d'êtres vivants portés par une planète contrebalance l'absence de vie sur les autres.

    Erreah, une entité silencieuse et endormie, a été attirée par la masse de Rahnesh (la gravité, je suppose), leur Soleil (Tau Ceti pour les Terriens), et s'est mise à tourner autour de lui de nombreuses années avant, roulée en boule dans son sommeil. Des poussières stellaires se seraient agglutinées autour d'Elle, formant finalement une sphère parfaite. L'atmosphère s'était ensuite formée, et la planète avait attendu la vie... mais il faisait trop chaud, car Erreah était trop près de Rahnesh.

    Dans son sommeil, Erreah avait alors soufflé. La vapeur de son souffle s'était étendue autour de la planète, formant la couche nuageuse qui a permis à la vie de se développer de façon similaire à la Terre. Aussi, les Yllarian doivent respecter le sommeil d'Erreah et le laisser durer le plus longtemps possible, car le réveil de leur déesse annoncera la fin du Monde: elle va déployer son corps, faisant tomber tout ce qu'il y a dessus dans le vide de l'espace, et retourner voyager.

    Un prêtre m'a dit en souriant que Earth est peut-être une des sœurs d'Erreah, disséminées dans tout l'univers...
    J'aime bien cette croyance.

    Conclusion

    Je crois que nous devrions prendre exemple sur le peuple Yllarian dans notre rapport à notre planète.
    Ils ont un mode de vie bien plus respectueux de la nature que le nôtre, même après 400 ans d'efforts de notre part dans cette direction pour notre propre planète, parce que c'est inscrit dans leurs gênes et dans leurs traditions.

    Je conclurai ce rapport avec comme unique argument à mes phrases précédentes, le nom de la planète -Erreah.
    En langue Yllarian, Erreah veut aussi dire "mère".

    J. A. Anderwer


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  • Yo! Ceci est une reprise du célèbre conte de fées Barbe-bleue (à la base je voulais faire la petite fille aux allumettes mais en fait ce conte est beaucoup trop court... ça se sent que je nage dans le désespoir? T^T) pour le concours de K a l y a.

    Je trouve ce que j'ai écrit un peu.. bizarre... ouais, bizarre c'est le bon mot.

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  • Texte rendu pour le concours n°1 de Chouwie où l'optique était d'écrire un faux journal intime -au moins une semaine.
    Dieux que c'est chiant de pas avoir le point de vue omniscient. Ce fut éprouvant. J'ai relu une fois ce texte avant de décider qu'il était bien. x)

     

    3 septembre

     

    C'est la rentrée. C'est la première fois que je tiens un journal intime.
    Je ne sais pas vraiment quoi mettre dedans.

    Je trouve ça idiot de se présenter à un cahier. J'y écris pour moi, pour me retrouver dans quelques années comme je suis maintenant ; pour voir quelle était ma personnalité avant.

    Je n'écrirai pas tous les jours. Je n'écrirai pas tout. Mais j'écrirai. Et personne ne doit le lire, c'est le principe d'un journal intime. C'est important.

    Aujourd'hui c'est la rentrée -et tout le monde me déteste...
    J'entre en 3e cette année, c'est la dernière année de merde au collège. Quand t'as pas d'amis, que personne t'aime et que tu te comportes en gros paranoïaque tellement t'as peur de te prendre un coup de pieds au cul ; comment tu veux avoir envie de te lever le matin ? C'est pas que les cours ne m'intéressent pas, bien au contraire... mais... franchement.
    Ce matin j'arrive, je m'assois au premier rang comme tous les ans. Soudain, apparition du légendaire bowgosse de la classe...
    -Fayot va.

    Je lui ai jamais parlé à ce mec. A peine si je sais qui c'est, alors que sa cote de popularité atteint des sommets jamais égalés.
    A part auprès de cette fille, ma voisine. Elle est là pour l'année. C'est sa première année de scolarité, à ce qu'elle m'a dit -parce que oui, une fille m'a parlé, à moi. Moi, le boulet.
    Une fille que l'autre sale con a fixée toute la journée.
    Il est dessus, je crois. La pauvre. Je la plains.

    Elle s'appelle... merde. Je sais plus comment elle s'appelle... Je ne me rappelle jamais des prénoms des gens. J'essaierai quand même de retenir le sien. Pour une fois que quelqu'un est sympa avec moi...

    Elle est pas grande, elle est pas belle. Elle est pas blonde, elle a pas de poitrine. Elle a des cheveux filasses et roux qui lui tombent sur les épaules en ondulations complètement anarchiques. Ses cheveux, c'est une catastrophe. En fait cette fille, c'est une catastrophe, je comprends pas ce qu'il lui trouve l'autre, là. Elle est plate comme une table de cours, elle a une voix qui ne porte pas, elle a un nez trop long et des taches de son extrêmement voyantes sur une peau blanche comme le papier de mon cahier. Ses mains ressemblent à des araignées. Ses lèvres sont trop fines.

    Pourtant elle a de grands yeux gris, de grands yeux brillants.
    Et avant de partir, en me disant au revoir, elle a souri.
    Et là, j'ai compris.

     

    15 septembre

     

    Ça faisait un moment. Je joue trop la nuit, je n'ai pas le temps d'écrire. Pourtant, là, je me suis dit qu'il fallait que j'écrive.

    Cette fille s'appelle Lotte. C'est un nom de poisson, je trouve. Mais je ne le lui ai pas dit. Après qu'elle aie collé une tarte au bellâtre qui se faisait trop insistant, il le lui a suffisamment fait remarquer.
    Lotte. Elle mange avec moi. Pas parce qu'elle m'aime bien mais juste pour ne pas être seule.
    Ça me va bien. Elle a vraiment un joli sourire.
    Et puis je suis un peu inquiet pour elle. On ne colle pas une baffe au mec le plus populaire du collège. Il lui prépare un sale coup. C'est pas comme si je pouvais y changer quelque chose avec mon gabarit crevette, mais je me suis mis à la raccompagner chez elle. Fin. Presque chez elle.
    Comme si ma présence allait changer quoi que ce soit.
    En fait je ne la raccompagne même pas vraiment. C'est juste que par un coup de chance complètement aberrant, sa maison est sur le chemin de la mienne. Donc quand je rentre à pieds, je suis quelques pas derrière elle, et je la surveille.
    Il n'y a rien à mater à part ses cheveux couleur carotte qui flottent n'importe comment.
    Je joue vraiment trop la nuit. Deuxième fois hier que Lotte me réveillait en cours. Faudrait que j'arrête.

     

    5 octobre

     

    J'ai eu une heure de colle. Je me suis battu.
    Pour Lotte. Ça elle le sait pas, elle était pas là aujourd'hui. Elle était malade, à ce qu'on m'a dit à la vie scolaire. Je vais aller voir chez elle comment elle va -j'ai le prétexte idéal. Je me vois bien arriver comme un gros con en mode « wé bonjour euh, j'amène les devoirs à Lotte ». Je suis vraiment trop con.
    J'ai défié un mec de deux fois ma taille juste parce qu'il parle sur elle.
    Jamais pour me défendre moi j'aurais fait une connerie comme ça. Jamais ! Je suis pas fou, je tiens à ma survie.
    Sauf que l'entendre répéter à n'importe qui qui a le malheur de passer à portée d'oreille que la Lotte, il va lui « baiser sa chatte de poisson » et que « ça lui apprendra à cette salope » pendant qu'elle est pas là... ça j'ai pas pu. Tu te fous pas de la gueule de quelqu'un dans son dos quand t'as un minimum de couilles.
    Je sais pas trop à quoi je m'attendais, en fait. C'était juste pour le faire.

    Je suis en heure de colle là. J'ai pas de devoirs à faire. Je me fais chier. Du coup j'ai dit que c'est mon cahier de brouillon et que je note des idées pour une rédac'. Ça marche super bien. Je devrais faire ça tout le temps.

    Ah bah non, le con... Je sais pas trop pourquoi je l'ai pris... Imagine si quelqu'un découvrait ce truc, pour moi ce serait la mort assurée. Déjà que c'est pas brillant...
    J'ai un œil au beurre noir, mon nez a saigné plusieurs minutes avant que j'arrive à arrêter ça.
    Je suis resté et j'ai quand même pris les cours pour Lotte toute la journée.

     

    -Plus tard dans la soirée

    J'ai frappé à la porte de chez Lotte.

    -Bonjour, je m'appelle Eliseo. J'amène les cours à Lotte.

    Une femme m'a ouvert. Je n'ai pas retenu son visage, mais elle a été sympa avec moi. Elle m'a posé dans l'entrée et m'a donné de la glace pour mon œil en me demandant d'attendre. J'ai attendu en serrant la poche contre mon œil et mon sac contre moi.
    Lotte. Enroulée comme un nem dans un plaid polaire, en se tenant une bouillotte dans le cou.

    -Oh, salut. J'ai le cou tendu. Du coup j'en profite pour pas aller en cours. J'ai dit que j'avais un torticolis.
    -Je t'ai amené tes devoirs.

    Je deviens tout rouge et je bafouille comme un con. J'avais jamais vu un pyjama de fille. C'est exactement comme un pyjama de garçon.

    -Je sais.

    Cette fille a un don pour me faire fermer ma gueule. Je sors ma chemise et je lui tends les papiers.

    -Tu veux que je te prête mes cahiers pour que tu puisses rattraper ?
    -Ça va aller, je reviens que la semaine prochaine.
    Ah... la douche froide. J'aurais bien aimé qu'elle revienne plus tôt. En même temps avec l'autre con qui la prend pour sa pute, je peux comprendre qu'elle préfère rester enfermée chez elle. Quoiqu'il avait encore jamais dit qu'il allait la baiser.
    Ce mec parle de trucs qu'il comprend pas, ça me rend malade. En plus il dit qu'il s'y connaît mais il est comme tous les mecs en 3e, il est puceau. Pauvre connard.

    -Tu t'es fait quoi à l’œil ?
    -J'me suis battu.
    -Pourquoi ?

    Euh...

    -Parce que, tu vois le mec qui arrête pas de te faire chier ? Ben il a été un peu trop loin en parlant sur toi.

    Ah, je voulais trouver un mensonge mais c'est sorti tout seul.

    -Mais...

    Première fois que je me fais engueuler pour ça. Lotte ne veut pas que je me batte pour elle. Ses yeux sont rouges et brillants. J'ai eu l'impression qu'elle allait pleurer.

     

    15 novembre

     

    Lotte est de nouveau absente. Je me sens vide.

     

    16 novembre

     

    Sa mère m'a dit qu'elle devait rester couchée. Elle a pris les papiers en rab et m'a demandé si je pouvais faire des photocopies de mes cours. J'ai dit oui. Je sais pas où je vais les faire.
    J'ai demandé quand Lotte reviendrait.
    On sait pas.
    J'ai demandé ce que Lotte avait.
    On m'a dit de revenir demain. Sa mère allait demander à Lotte si elle voulait me le dire.

     

    17 novembre

     

    Lotte ne veut rien me dire.
    J'ai dit que pour les photocopies, je les amènerais à la fin de la semaine.

     

    20 novembre

     

    Ma vie est un enfer.
    J'ai fait les photocopies au supermarché du coin. Ça m'a coûté une blinde, à 20 centimes la page de photocopie, tout mon argent de poche va y passer.

    Et l'autre grand con m'a choisi comme souffre douleur. Mon casier a été forcé et on y a fourré deux tonnes d'emballages vides. J'ose supposer que ça pourrait être pire.
    Mais avant de frapper chez Lotte je me suis fabriqué un sourire. Je veux pas avoir l'air malheureux...

     

    21 novembre

     

    Lotte est revenue. La place à ma gauche en cours est occupée.

     

    19 décembre

     

    Aujourd'hui c'est les vacances. Lotte n'est plus revenue en cours depuis la semaine où elle était revenue après son absence d'un mois -et tout le monde s'en fout. Moi, ça me déchire. Je n'aurai pas de prétexte pour aller chez elle ces vacances.
    Ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit.
    Je n'ai plus rien à dire.
    Lotte est partie, et je me sens vide et mort.

     

    23 janvier

     

    C'est lundi.
    Je le hais. Je vais le tuer.
    Il est venu me voir et m'a chuchoté des menaces et des conneries à l'oreille.
    « Tu vois le poisson ? Si, la rousse. Tu vas chez elle tous les soirs. Je sais pas ce que t'y fous, mais je veux que tu saches qu'elle reviendra jamais au collège. »

    Toute la journée comme ça.
    Et au moment de sortir du collège, « je l'ai baisée ». Comme ça.
    Demain j'en parle.

     

    24 janvier

     

    On m'a pété la gueule. Je la refais. On m'a pété la gueule. C'était violent. J'ai du sang plein la tronche. Je n'ai pas été chez Lotte ce soir à cause de ça.
    Ce matin première heure je vais chez le CPE et je raconte tout. J'avais les épaules qui tremblaient. J'ai tout dit. Depuis le début de l'année. La bagarre. Lotte. Le grand con. Lotte. La bande de trous de cul qui parlent sans arrêt sur elle. Lotte. Mon calvaire. Lotte. Les insultes. Lotte. Les menaces. Lotte. Lotte encore, Lotte toujours. Lotte, avec son prénom de poisson. Lotte, qui avait un si beau sourire. Mon argent de poche qui part dans les photocopies. Et les jeux vidéos, la nuit.
    Lotte.

     

    Et l'autre m'a chopé à la sortie du collège. Trois gorilles derrière lui, avec des battes de baseball.
    J'ai des bleus partout, mais je crois que je n'ai rien de cassé. J'ai eu du pot.
    Je retournerai au collège, demain.
    Ma mère : mais qu'est-ce qui s'est passé ?
    Je suis tombé, maman.

    C'est marrant, parce que m'étaler devant le CPE en mode gros sentimental de merde y'a pas de problème, avouer à ma mère que quatre cons avec des battes de baseball m'ont tabassé devant le collège c'est niet. Je veux pas qu'elle le sache. Et Lotte ne doit pas le savoir non plus.
    J'irai faire demain les photocopies. Je les lui amènerai ensuite, quand bien même ça implique un détour qui double mon trajet.
    J'ai mal. Partout. Bonjour, c'est moi le légendaire hématome géant.

     

    27 janvier.

     

    Sa mère.
    Le CPE a appelé chez elle. Normal, j'ai fait que de lui parler de Lotte.

    Elle a dit que je lui avais fait prendre une décision, et m'a remercié. Elle va aller porter plainte. Je sais pas pourquoi.

     

    1er février

     

    Aujourd'hui c'est Lotte qui m'ouvre.
    Elle est amaigrie, pâle, ses grands yeux ont l'air d'être des fantômes au milieu de son visage. J'ai l'impression qu'elle a pleuré. Ses taches de son se voient plus que jamais, mais je n'ai jamais été aussi heureux de voir des taches de son aussi moches.

    Je lui ai pleuré dessus.
    Elle n'a pas voulu me dire ce qu'elle avait. Mais elle a râlé parce que je m'étais battu, encore.
    Je ne me suis pas battu, Lotte. Je me suis fait casser la gueule par quatre mecs avec des battes de baseball, et je boite un peu. C'est différent. J'ai une veine de cocu.

     

    8 février

     

    Tout le monde me fuit comme la peste. J'ai été me cacher dans les toilettes des filles pour avoir la paix. Et ça va faire une semaine que l'autre n'est pas venu en cours.
    Ma mère a reçu un courrier me demandant de me rendre au commissariat. Elle y a appelé, on lui a dit que c'était pour un témoignage -que la plainte ne portait pas contre moi.

     

    10 février

     

    C'est aujourd'hui qu'on va recueillir mon témoignage. A la fin, le mec demande à ma mère de sortir.
    -Tu sais, ton amie a subi un grave traumatisme. Je ne sais pas si elle pourra un jour réintégrer un établissement scolaire, il a fallu l'hospitaliser parce qu'elle refusait de se nourrir, mais je pense que c'est important que tu passes la voir.

    Il me file les coordonnées de l'hôpital.
    -Il l'a vraiment violée.
    -Je n'ai pas le droit de te le dire.

    Sa tête, et cette phrase, ça voulait dire oui.

     

    11 février

     

    Vide.

     

    12 février

     

    Vide.

     

    15 février

     

    Encore plus de vide, tout est noir, tout est gris.

     

    16 février.

     

    L'autre est consigné chez lui. Le monde reste gris.

     

    17 février.

     

    Ses potes ont commencé à me regarder de travers. Je m'en fous. Le monde est gris.

     

    27 février.

     

    Tout est gris. Le Soleil a oublié de briller.
    Je vais voir Lotte tous les jours. Mais elle ne me laisse pas entrer. Elle ne veut pas me voir.
    Mais les médecins disent qu'elle peut guérir.
    Le reste ne compte pas.

     

    1er mars.

     

    Ils ont dit qu'ils allaient me matraquer. Tout ça alors que le monde est tellement gris. Comment je pourrais me préoccuper d'un truc aussi peu important. Ils croient qu'ils me font peur.

     

    En fait je m'en fous.

     

    14 mars 2016

    C'est Lotte qui écrit. J'ai lu.
    Tout. Ma main tremble et n'est pas sûre. J'écris très mal.
    Je veux quand même écrire cette lettre. Et personne ne doit la lire. C'est le principe d'un journal intime. C'est un secret. Entre Eliseo et moi. Parce que tu liras, toi, un jour. Peut-être. J'aime cette idée.

    Oui, il m'a violée. Dans les toilettes. Après les cours. Et c'est seulement quand on a mis ton journal dans ma main que j'ai eu l'impression de revenir pour de vrai.

    (une tache d'encre qui a coulé) était blanc et vide, et je hochais la tête pour répondre aux questions. (une autre bavure, comme essuyée avec rage le long de la ligne)
    C'était un policier anonyme comme tant d'autre. Très respectueux. Presque gentil.
    « -Votre... ami... s'est fait tabasser. Presque à mort. Il est dans le coma. Je ne suis pas doué pour les annonces. (il s'assoit sur le bord du lit) Donc je vous prie d'accepter mes excuses, par avance, mais il se peut qu'il ne survive pas à cela. On dirait qu'il... n'a plus envie. On a découvert ça sous son matelas. (il sort ton cahier de sa poche intérieure) Apparemment il tenait un journal intime. Personne ne l'a lu. Ses parents et la police sont d'accord pour dire qu'il vaut mieux que vous le lisiez en premier. »

    Je tends machinalement la main pour attraper l'objet.

    J'ai ouvert la première page.

    « 3 septembre

     

    C'est la rentrée. C'est la première fois que je tiens un journal intime.
    Je ne sais pas vraiment quoi mettre dedans.

    Je trouve ça idiot de se présenter à un cahier. J'y écris pour moi, pour me retrouver dans quelques années comme je suis maintenant ; pour voir quelle était ma personnalité avant. »

    J'espère que tu trouveras ce morceau de moi, aussi, quand tu te reliras.
    Tu vas vivre.

    J'ai demandé à te voir. Je suis dans un fauteuil roulant, parce que mes jambes sont trop maigres pour me porter. Au début, les médecins ne voulaient pas. Ils ont dit que ton état influerait sur mon moral, que je risquais de me renfermer sur moi-même. Ils ont dit que tu allais peut-être mourir.

    Tu as la moitié des côtes cassés, tu es sous respirateur artificiel et tu as des tuyaux plantés dans la peau, des perfusions, des antidouleurs, des machins. J'ai l'impression qu'il y en a partout, une vraie forêt dans laquelle tu te serais perdu.
    J'ai juste pris ta main et ton cœur a battu plus vite. J'ai pleuré. Je veux que tu vives, parce que sans moi tu ne serais pas dans le coma. Si tu meurs, ce sera ma faute.

     

    15 mars 2016

    On m'a dit que tu respirais tout seul maintenant. Ça va vite... On m'a dit que c'était comme si tu avais eu comme un regain d'énergie. Les médecins n'y comprenaient rien.

     

    16 mars 2016

    J'écris dans ton journal parce que ça m'occupe. Ça met des muscles dans mes bras. Et ça m'empêche de penser au viol. J'ai envie de te le raconter, mais en face.

     

    Lotte a dessiné sur les pages suivantes, qu'elle a datées. Un dessin par jour. Maladroite d'abord, puis de plus en plus sûre, sa main a tracé des paysages imaginaires, des animaux fantastiques. Un jeune homme ressemblant à Eliseo, perdu dans une marée de tubes en plastique. Une perfusion plantée dans un coude.

     

    18 avril 2016

    On m'a dit que tu tu étais réveillé. Que tu regardais fixement le plafond, sans rien dire, avec l'air juste vide.
    Ma lettre s'arrête ici. Je vais fermer le cahier et le donner à l'infirmière. Elle attend. J'ai demandé à ce qu'on te le donne.
    Au plaisir de te revoir...

     

    18 avril

     

    Je mets la date par pure formalité.
    J'ai lu ta lettre, Lotte. J'arrive.

     

    Eliseo


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  • Ceci est un texte écrit complètement sur un coup de tête, sans relecture aucune ni... rien, en fait. Un premier jet. C'est la première fois que je publie un premier jet. Vous me direz si vous voyez une différence .-.

    Je précise qu'il est complètement fictif, ne s'adresse à personne de réel, le narrateur n'est pas réel et ma santé mentale va très bien. J'avais juste envie d'écrire quelque chose qui répugne, qui attire et repousse à la fois, qui donne l'impression d'une psychose et qui montre la déchéance où l'esprit humain peut tomber (c'est fait exprès si on dirait que c'est écrit par un malade mental) et je voulais que le lecteur se sente le plus concerné possible par les paroles du narrateur -d'où l'utilisation du présent et de l'adresse au lecteur. Attention. Ce texte me semble à moi, plutôt violent -c'est le truc le plus violent que j'aie jamais écrit et choisi de publier. Toujours prêt(e) à lire?

     

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